15 février 2009
un régal de lecture.
16 janvier 2009
La maison de correction.
Encore une fois je viens de me surprendre à faire une chose complètement complètement… très complètement. Matriochkesque.
Je viens de préparer des lettres pour des éditeurs. Ils recommandent tous de joindre au clavuscrit une enveloppe timbrée pour le retour dans ta gueule.
Même pas peur. exemple :
J’écris à Grassot* mon baratin et je fini par :
« Si par infortune mes écrits ne retiennent pas votre attention, ou s’il ne peuvent intégrer votre catalogue ne collant pas à votre ligne éditoriale habituelle, je joins à cet envoi une enveloppe fortunée au tarif en vigueur qui vous permettra de les renvoyer. »
Et sur l’enveloppe jointe à Grassot je mets l’adresse de Gallimurd*, la lettre adéquat bien glissée au préalable dedans et bien sûr je rajoute de quoi faire suivre aux cinq suivantes. Les cinq premières maisons d’éditions vont envoyer mes écrits aux cinq suivantes qui enverront aux cinq suivantes qui me renverront… tout en mettant le doute, le bordel et en prenant le risque de perdre un bout entre deux postes, je me dis que ce genre de chose peut me porter chance. Sortir du sentier battu. Non ?
Question de stratégie. Voilà. Bon maintenant je dois fignoler en choisissant l’ordre des maillons. Qui devra envoyer à qui ? Zatiszeqweichtione. Trouver la bonne combinaison pour obliger une maison d’édition à se pencher sur mon cas pour surtout ne pas envoyer au concurrent.
Le seul clavuscrit que les maisons d’édition se foutent
sur la gueule s’envoie entre eux… ce sera le mien. Haha ! C’est pas
tentant ?
*Toute ressemblance avec des maisons d’édition existantes ou ayant existé n’est que pure coïncidence. C’est pas eux.
09 janvier 2009
Le compte est bon
J’ai une maison de merde, je ne sale pas les petits plats, j’embrasse comme une paye, je fais l’amour comme un manche, j’ai des amis stupéfiants de débilité, je suis prétentieuse, ignare, inculte, incapable de tenir une conversation plus de quatre heures, mes dessous sont pitoyables, la bière sur la table est dégueulasse, la musique que j’écoute c’est ballot, mes baffles sont du bas de gamme, mes chats puent, la lumière est mal disposée, je comprends jamais rien, je me pose trop de questions, je ne suis pas un top modèle de 50 kilos, je me fais baiser au boulot, mon répondeur ne dis pas ce qu’il faut, je ne suis jamais dispo quand on veut, j’ai des enfants, ma voiture n’est pas confortable, je me maquille mal, j’ai des mains de vieille, je ne connais rien aux nouvelles technologies, je m’habille n’importe comment, je ne sais rien faire de mes dix doigts de convenable, je manque de pertinence, de répartie, d’ambition, de constance, je ne suis pas agréable, mon sourire est niais, mon lit est dur, je ne connais rien à la politique, les bougies font tousser, je suis radine de mettre le chauffage sur 5, mon frigo est toujours vide quoi que j’y mette, mes draps ne sont pas de la bonne couleur, y’a pas la place de mettre des affaires dans la salle de bain, je suis égoïste, les magazines dans les chiottes sont de mauvais gout, je ne sais pas dire les choses simples, j’ai des chaussettes de plouc, je fume des cloppes vraiment dégueulasses, mon café fait pisser de la puanteur, j’ai la peau rêche, le jus d’orange donne des brulures d’estomac, je ne donne pas le meilleur de moi-même, je fais des fautes d’orthographe, je fais mal à la tête, la radio qui est sélectionnée pour me réveiller est horripilante, la déco sur les murs fait peur, la télé n’est pas HD, je ne sais pas me servir de mon téléphone qui sonne beaucoup trop, je n’ai aucune envie particulière, j’ai dû avoir une vie de merde, je ne sais pas montrer quand j’aime, je ne dis jamais ce que je pense d’ailleurs je ne dis je t’aime, je ne lis pas assez ou que des merdes, je manque de discernement, d’amour propre, je n’ai pas pitié des gens malades, j’écris trop, je ne sais pas cuisiner les choses simples, mes caresses sont froides à cause de mes bagues, je suis froide, je m’exprime mal, j’ai un accent toulousain, on s’ennuie avec moi, mes coussins sont mous dans le canapé et durs dans mon lit, je parle pour ne rien dire, j’ai des drôles de seins, une famille qui ne doit pas m’aimer, un parfum étrange, je suis paranoïaque, je veux tout contrôler, je ne suis pas généreuse, j’ai une manucure qui n’est pas à la mode, c’est pas permis d’être aussi peu aimable que moi et d’ailleurs on se demande comment un mec comme lui peut encore y arriver, c’est vraiment une chance de l’avoir sous la main et qu’il m’aime assez pour me faire changer tout ça entre autres choses bien sûr parce que vraiment il faut que je m’adoucisse un petit peu de partout. Parce que LUI il m’aime vraiment, c’est une évidence qui crève les yeux, et que je ne dois absolument pas mettre en doute.
Ben putain….
Heureusement que j’ai une porte qui fonctionne bien dans ma
maison.
Heureusement que mon téléphone affiche les numéros des
appelants.
Heureusement que je ne suis pas maso.
Heureusement que je sais faire des bilans sans attendre trop
longtemps.
Heureusement que j’écris pour me défouler.
Heureusement que j’arrive à dormir.
Heureusement que je ne suis pas suicidaire.
Heureusement que je peux me regarder dans une glace
Heureusement que… heureusement et encore heureusement.
Heureusement que j’aime la vie tout simplement.
Heureusement que j’aime différemment.
Et puis Heureusement que je ne suis pas rancunière … Au suivant !
En fait non… pas tout de suite j’ai besoin de reprendre mon
souffle.
17 décembre 2008
Je m’en lave les mains.
Je me demande si en épousant un ancien directeur de cabinet, ça fait de moi une nouvelle dame-pipi.
14 décembre 2008
Voilà!
Découvrez Nina Simone!
10 décembre 2008
ça pin-up de noel sec.
Moi je trouve ça fou. Noël. Noël jusqu’au bout des ongles. De l’étoile à la cime du sapin jusque dans les fonds de culottes. Entre les boules pailletées, les string à strass, entre les guirlandes plumetées, les bas plumetis. Entre les nœuds de velours rouges collés aux anges, les nœud de velours rouges nichés aux nichons. Entre les bonnets de père noël, les bonnets de roberts. La pin-up ne tapine plus, elle sapine. Et ça va clignoter dans les chaumières le 24 décembre. Clignoter des yeux, des bas résilles, des hauts ébats, des bas de sapins, des hautes pines, et des faux cils aux faux semblants. Les dessous d’un soir. Entre les cuisses de la dinde qui tripote les marrons glacés. Entre le fromage et le dessert, sur des tables de cuisine. À l’arrachée. À l’obligée.
Mouais. Je suis passée faire un tour au rayon des culottes…
03 décembre 2008
Ame stram grammes.
Ça faisait un bail que je n’avais pas compté mes grammes. Quelle surprise ce matin. J’en avais perdu 3682,7. Et sans que je m’en rendasse compte. Et sans que je levasse l’auriculaire en plus. J’ai fêté ça. J’ai mis une jupe. Avec des collants à damiers.
…
…
Lourde erreur.
…
C’est à peine croyable.
…
Figure-toi que des collants à damiers sur une grosse ça donne des collants à pois. Enfin presque. Ô rage, ô désespoir. Il eu fallu que je perdasse plus de poids pour ne point subir les pois d’un damier grossièrement déformé. Putain. Je vais porter plainte auprès du bourgeois gentilhomme « le bourget » pour présentation mensongère. Tu verrais les quilles de la fille sur le packaging ! ça n’a rien à voir avec les miennes.
…
Enfin, mieux vaut que ça fasse des pois à la place du damier, plutôt que saucisson en filet résille.
… Quoique…
Dans le cochon tout est bon. Pas de mal à se jeter des compliments hein !
…
21 grammes: c’est le poids d’une âme. J’ai du écraser la mienne en m’asseyant dessus c’est pas possible.
02 décembre 2008
Le temps de tuer la bouteille
Découvrez Allain Leprest!
Lavis.
Alors que je lui écrivais je me disais que c'était idiot. Peut-être qu’il ne faisait rien. Et que l'on pourrait se retrouver pour touiller dans une tasse, tout en s'entassant dans les yeux de l'autre. Accoudés au temps qui passe pinaillant sur des mots inoffensifs.
Mais il n'était pas à l'autre bout de mon fil.
Alors je suis partie. Me frotter à la ville. Me frotter à la vie des autres. Sortir de la mienne. Essuyer comme un affront la pluie sur mon front. Alors que des centaines de parapluies agrippés gouttaient sur mes épaules le long des trottoirs. J'ai pensé à ce coin de paradis que l'autre jour il avait abandonné aux briques roses alors qu'il encombrait ses mains, retenait ses gestes lents.
J’ai souri.
J’ai repris mes pas, remontant les enfilades d’ombres. J'étais dans leurs vies froides et tristes, et au chaud dans la mienne sous mon air circonflexe. La foule ressemblait à un dessert, alors à moi les mirages et l'émotion. Des odeurs de vies qui n'étaient pas les miennes. La grisaille se mélangeait à un ciel anthracite comme un orage pourlèche le froid incisif. La sueur de leurs vies bien plissées sous leurs manteaux, il y avait les gens. Leurs idées à l'abri de la pluie sous des chapeaux, les cheveux certainement ébouriffés en dessous. J'étais frôlée et j'ai marché.
J’ai marché le long des vitrines gorgées d'un noël déjà dépassé avant l'heure. Là, une odeur de gaufre chaude. Un fumet de fête foraine, tellement sans fête que le carrousel n'en fonctionnait pas. Mais où vont ces hommes inconscients qui veulent courir plus vite que la pluie ne dégouline ? Ici, la vulgarité d'une jeunesse étriquée dans leurs pantalons tout aussi étroits. Et puis des marrons chauds improbables comme venus d'un Ardèche perdu.
Plus loin le capitole semblait avoir avalé toute l'Alsace affublé ainsi d'un marché de noëls vieillots, engoncé dans des chalets ridicules. Et moi j'allais au magasin des dentelles acheter des petits boutons nacrés d'une autre poussière de temps.
C'était une belle journée pour mourir un peu, mais pas assez belle pour acquérir mon joli papier. Il pleugouillait trop entre les averses et il n'en serait resté que des lavis. Alors j'ai marché en sens inverse, à rebrousse poil sur une ville qui faisait le gros dos, pour ne pas se laisser apprivoiser.
J'en suis revenue avec la Vie, quelques chansons, des souvenirs, des regards, des lampées de mots sauvées des caniveaux.
J'en suis revenue à ma vie en fin d'après midi. Quand les loups dévorent déjà les chiens parce que la nuit tombe comme une mâchoire, le temps de tourner le dos dans un tunnel de métro.
27 novembre 2008
F’est la catasfrosse.
la femme à tête de chou
Y’a des histoires de culs, et des histoires de têtes.
Des histoires de culs qui prennent la tête, et des histoires de tête qui tombent jusqu’aux fesses.
J’ai un tout petit souci. J’ai pas fait science peau.
18 novembre 2008
Cher monsieur
Je dois dire que l’épisode de ce matin m’a bien râpé l’humeur.
Je ne vais rien décortiquer, je vais dire ce que je pense tout simplement.
Vous me parlez de défis, de challenge, d’être prête pour un voyage… vous voulez m’envoyer à la guerre ? hum ?
Vous ne vivez que pour votre putain de club? Vous voulez m’emmener dans un centre d’équarrissage sans savoir qui je suis? Vous proposez cela à des femmes que vous ne connaissez pas… dans quels buts, vous êtes un rabatteur de snaches perdues? Apprenez à connaître les gens, tout d’abord, avant de les emmener dans ces endroits là…je suis peut-être une tueuse de libertin ! miam le libertin en rondelles… et puisque vous imaginez que je suis une femme de tête, je vous imagine arriver en conquérant avec à la main un joli morceau de bidoche, charolaise 110 bonnets E.
Tout ceci ne m’intéresse guère. J’aspire à d’autres rencontres que celles qui se situent immédiatement en dessous de la ceinture. Ou des ceintures crocos dans votre cas.
Ne croyez pas que je sois prude, non, et je suis certainement plus à l’aise dans ma sexualité, la sensualité, la finesse, que dans l’art que vous semblez encenser. J’aime faire l’amour, je n’aime pas ouvrir les jambes en me faisant secouer sur un pieu par trois paires de paluches grassouillettes et visqueuses. Il y a une grande différence.
Ne voyez pas là un remontage de bretelles, non juste un remontage de burnes… j’en ai juste marre des hommes qui essayent de m’asperger avec leur sperme ou de me pisser dessus quand ce n’est pas plus dégueu-linant. Je n’ai pas envie de ça. Je ne suis pas une frustrée ou une cul-pincé, Non . J’ai envie d’une main avant d’une bite. Vous comprenez cela ? et s’il doit y avoir un chalenge à l’instant c’est celui de dire stop à cette conversation.
Bonne continuation connard.
L’affaire classée.
Me revoilà revenue de la belle Italie, des embrouilles, du stress, de la masse de travail. Je m’octroie du temps. Et j’ai lâché prise. Je retrouve quelques zones de mon cerveau que j’avais délaissé. Un morceau de paix profonde par ici. Un morceau de sommeil par là. Je me pose comme une tasse dans sa soucoupe. J’attends le morceau de sucre à engloutir et la vie plus suave à tourner. Poser. Pauser. Retrouver son souffle après un long sprint, le ruban d’arrivée collé au garrot, le mors aux dents. L’écume à l’échine.
Que vais-je faire de toute cette cervelle en attente maintenant. Certainement reprendre le chemin d’une création plus silencieuse. Plus solitaire. Plus organisée. Plus sensée. Plus à l’abri de la folie.
Il y longtemps que je n’ai pas pleuré.
De la pluie dans la tête, l’eau dans les rigoles, et le froid planté dans l’hiver.
